Dans la communauté

12 Avril 2017
Le CRIOBE mis à l'honneur dans : Le Point

Australie : les deux tiers de la Grande Barrière de corail victimes du blanchissement
Crédit: Fréderic Lewino @ Le Point

Chaque été austral, le professeur Terry Hughes, directeur de l'ARC (Centre of excellence for Coral Reef Studies), et son collègue le Dr James Kerry passent des dizaines d'heures à bord d'un petit coucou pour réaliser un check-up de la Grande Barrière de corail, qui borde la côte orientale de l'Australie. En février et mars, ils ont volé ainsi sur 8 000 kilomètres, examinant avec soin 800 récifs coralliens.

L'été est la saison la plus périlleuse pour le corail, car il ne supporte pas de baigner dans une eau trop chaude, qui lui fait expulser ses zooxanthelles. La perte de ces microscopiques algues colorées chargées de l'alimenter en énergie provoque le blanchissement. Pas forcément la mort, car à l'automne ou en hiver, quand la température chute, les zooxanthelles peuvent recoloniser leurs hôtes.

Cela fait plusieurs années que la Grande Barrière montre des signes de faiblesse avec des blanchissements massifs. Mais jamais encore comme cette année. Les résultats de l'observation effectuée par les deux spécialistes américains sont désespérants. Les deux tiers de la Grande Barrière sont la proie de cette décoloration funeste (1 500 sur 2 300 kilomètres). Seul le Sud échappe au massacre. « Le blanchissement que nous observons cette année est la conséquence du changement climatique », s'exclame Terry Hughes. Effectivement, depuis quelques mois, tous les records de température sont battus. Sans compter l'effet destructeur des cyclones qui se rajoute.

Certes, un corail peut se remettre d'un épisode de blanchissement, mais à condition de ne pas prendre un coup sur la tête chaque été. « C'est la quatrième fois que la Grande Barrière de corail est la victime d'un blanchissement sévère – en 1998, 2002, 2016 et maintenant 2017. Dans la zone centrale, gravement touchée, nous nous attendons à d'importantes pertes coralliennes », précise le Dr James Kerry. La seule façon d'éviter ce drame serait une diminution rapide des émissions de gaz à effet de serre. Mais le monde n'en prend pas vraiment le chemin.

Tous les massifs coralliens ne sont pas logés à la même enseigne. En décembre dernier, le CRIOBE (Centre de recherches insulaires et l'Observatoire de l'environnement) a publié une étude modélisant les effets du réchauffement climatique sur le blanchissement des coraux jusqu'en 2043. Elle confirme l'existence de grandes variations spatiales dans la mort des récifs coralliens. Mais surtout, elle met en évidence des zones refuges qui seront moins détruites que les autres. « La Polynésie française, en particulier les régions méridionales où sont situées les îles de Tahiti et de Moorea, fera partie des « refuges climatiques » et doit être protégée en priorité », note Jeffery Maynard, un des auteurs de l'étude.

Pour autant, cette conclusion n'est valable que si les nations respectent leur engagement du Traité de Paris. Encore une fois, rien n'est moins sûr. Et si aucun effort n'est entrepris pour stopper net le réchauffement de la Terre, c'est 90 % des récifs coralliens mondiaux qui pourraient disparaître, selon une autre étude.

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30 Janvier 2017
Moorea – Les Zones Humides

Récemment Réne Galzin, chercheur du CRIOBE, a été interviewé dans le cadre d'un documentaire réalisé par des jeunes de l'île de Moorea (Polynésie française) lors de la journée mondiale des zones humides. L'article suivant, écrit par Jeannot Rey de La Depeche de Tahiti, donne plus de détails sur les conditions de réalisation de ce documentaire.

Moorea – Des jeunes réalisent un documentaire pour sensibiliser la population
auteur | Jeannot Rey | La Depeche de Tahiti 

Le 2 février aura lieu la Journée internationale des zones humides. Celle-ci a été mise en place par la convention Ramsar relative à la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. À cette occasion, une dizaine de jeunes de Moorea ont réalisé un film documentaire sur la protection de ces zones.

Quand on parle de zones humides de la région Pacifique, on évoque les espaces lagonaires, les cours d’eau, mais aussi le milieu des récifs coralliens et les herbiers marins (mangrove). Le lagon de Moorea a été classé le 15 septembre 2008 pour une superficie de 5 000 hectares dans le cadre de la convention de Ramsar, un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides. Cette convention protège notamment, en France, la baie du mont Saint-Michel ou le parc de Camargue.

Moorea est la seule île de Polynésie française à bénéficier de ce classement. Sa candidature a été retenue grâce aux travaux scientifiques réalisés sur la préservation de son récif corallien, mais aussi à ses plages et ses lagons, zones permanentes de faible profondeur qui servent d’habitat pour de nombreuses espèces marines menacées comme le corail, les éponges, les mollusques et les crustacés. Le lagon de Moorea est aussi un lieu reconnu de frayère pour bon nombre de poissons.

De nombreuses activités humaines sur l’île dépendent des ressources et des services fournis par cet écosystème pour les besoins du tourisme, des loisirs et de la construction. Mais l’une des principales menaces est l’urbanisation croissante de la zone côtière. … lire la suite

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31 Octobre 2016
ENSAD: C'est parti!

Article Original

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28 Juin 2016
Declaration sur l'ocean: Te Moana O Hiva

Polynesian PACT

Declaration sur l'Ocean Te Moana O Hiva

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17 Mars 2016
Une avancée législative significative dans la protection des récifs coralliens français

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La loi sur la biodiversité, adoptée en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le 17 mars 2016, contient une disposition en faveur de la protection des récifs coralliens français. En effet, l’Assemblée Nationale a voté un amendement proposé par la rapporteure du projet de loi proposant « d’interdire le dragage des fonds marins dans l’ensemble des zones sous souveraineté ou juridiction françaises, lorsqu’il est susceptible de toucher les récifs coralliens. » Cet amendement se situe au 5ème alinéa de l’article 51 ter A, article consacré à la biodiversité en outre-mer dans le Chapitre IV qui traite du littoral. Toutes les personnes qui oeuvrent à la protection des récifs coralliens ne peuvent que se réjouir de voir, par cette disposition, confortée la protection législative des récifs coralliens.

Article Original

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23 Février 2016
CRIOBE : 35 ans de suivi sur les récifs coralliens
auteur | Jeannot Rey | La Depeche de Tahiti

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C’est en s’immergeant dans le monde de la recherche et de la science que la ministre des Outre-mer a débuté sa visite. Accueilli par Serge Planes, directeur du Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement (CRIOBE), le groupe s’est d’abord rendu dans la bibliothèque pour en savoir plus sur cette station de recherche scientifique, qui n’était au départ qu’une petite antenne de l’École pratique des hautes études de Perpignan, installée dans un fare de Tiahura en 1971 sous la volonté de Bernard Salvat.

Aujourd’hui, le Criobe est le premier centre européen de recherche sur les récifs coralliens, avec 35 ans de suivi sur ces derniers, 30 ans sur le recensement du peuplement des poissons et 20 ans de recherche sur l’Homme et ses usages dans cet environnement. L’établissement rassemble 32 personnes en permanence sur le site, dont 18 fonctionnaires. Son budget de fonctionnement et d’investissement est de l’ordre de 300 millions de francs.

En perspective, le centre prévoit la création d’une station écologique expérimentale, la mise en place d’un projet commun Tahiti-Nouvelle-Calédonie sur la recherche, la poursuite (avec l’université de Berkeley) du programme Avatar (île digitalisée) et le lancement du Fare Natura (musée de Moorea) avec la participation du Pays, de l’État et de la commune.

Article Original - La Dépêche de Tahiti

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Février 2016
Interview de notre directeur, Serge Planes
D'ILES EN ILES #20| Newsletter of PIM Initiative for Small Mediterranean Islands | Issue 20 - Feb 2016

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1 Décembre 2015
Ça chauffe pour le corail : héros, Serge Planes
réalisateur | France Écologie Énergie

Le corail, c’est la vie ! Il abrite plus de 30 % de toutes les espèces marines. Mais aujourd’hui, il agonise : plus de 45 % des récifs sont en danger. Serge Planes, directeur du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE), explique comment les pollutions en tous genres et le réchauffement climatique mettent les coraux en situation de sursis.

Cliquez ici pour voir la vidéo.

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27 Octobre 2015
Rapport d’Information - delégation aux Outre-Mer sur les conséquences du changement climatique dans les Outre-Mer

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Le directeur du CRIOBE, Dr. Serge Planes, a été interviewé dans le cadre de l’écriture du Rapport d’Information fait au nom de la délégation aux Outre-Mer sur les conséquences du changement climatique. Il a apporté des éléments de compréhension sur la biologie des récifs coralliens et sur leur fragilité.

Pour lire le rapport complet, cliquez ici.

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