PERDUR

PERDUR
Perliculture Durable en Polynésie française

Avec un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2003, la perliculture reste la deuxième activité aquacole française. Elle est, après le tourisme, la seconde ressource à l’exportation de la Polynésie Française. Cette industrie récente compte plus de 800 entreprises qui emploient plus de 2000 personnes. Elle a permis en 20 ans le doublement de la population de l’archipel des Tuamotu qui était en voie de désertification.

Durant la phase d’expansion de la perliculture, la recherche appliquée n’est pas apparue comme primordiale. La crise de ces dernières années a changé cette situation. Si les esprits sont, à l’heure actuelle, plus tournés vers les problèmes de commercialisation, de nombreux professionnels se rendent compte que, dans un monde de plus en plus concurrentiel, la recherche devient indispensable. Dans ce contexte, une recherche finalisée et appliquée a été engagée depuis 2002 par les partenaires de ce projet avec le soutien financier des services du Pays. L’objectif du projet PERDUR est de poursuivre, dans une perspective à plus long terme, ces actions destinées à fournir à la Polynésie française des méthodes permettant de sécuriser et de pérenniser la production, et des outils permettant d’en améliorer la rentabilité.

  1. Pérenniser la ressource.
    • Développement des méthodes permettant de rationaliser le collectage de naissain par une meilleure connaissance de l’écologie des larves.
    • Poursuite de l’inventaire des ressources génétiques et du développement des méthodes visant à les préserver notamment par la cryoconservation des gamètes.
  2. Améliorer la qualité de la perle
    • Sélection de lignées d’huîtres perlières performantes qui suppose la maîtrise de la reproduction artificielle et le contrôle des croisements.
    • Connaissance du déterminisme génétique de la couleur des perles.
    • Optimisation du rendement de la greffe.
    • Compréhension des mécanismes conduisant à l’apparition des défauts de surface des perles.
  3. Prévenir les risques sanitaires
    • Dans ce contexte de biosécurité, nous proposerons des méthodes de gestion du transfert de naissain entre les îles et évaluerons la possibilité de développer le télécaptage (transfert de larves d’écloserie au moment de la fixation).
  4. Gérer les lagons de façon rationnelle
    • La lutte contre la pollution, l’évaluation de l’impact des rejets sur le milieu, l’évaluation de la capacité trophique des lagons, le développement de modèles de circulation hydrologique et de modèles trophiques sont des éléments essentiel d’un développement durable. Ils font déjà l’objet de financements dans le cadre d’un programme FED et ne seront pas développés ici. Ce projet est un partenariat entre le CRIOBE , l’UMR 5244 (CNRS-EPHE-UPVD), l’IFREMER, et l’Université de la Polynésie Française sur financement du Pays et de l’Etat.