Requins

REQUIN
Étude des populations de requins en Polynésie Française

Le développement d’une pêche active sur les requins est devenu préoccupant pour la survie de nombreux stocks insulaires. De nombreuses incertitudes demeurent sur ces espèces lorsqu’il s’agit de comprendre le fonctionnement des populations (organisation sociale, mode de reproduction, renouvellement) en particulier pour des populations de petite taille.

Depuis le 12 avril 2006, les requins sont protégés en Polynésie et leur pêche pour leurs ailerons est interdite. En complément à cette action, une étude pour estimer leur vulnérabilité en Polynésie a été demandée. L’objectif est d’estimer la structure génétique d’une population relativement limitée en nombre de requins citron (Negaprion acutidens) de Moorea. La caractérisation des relations génétiques entre chaque individu permet d’évaluer la contribution de la population à son propre renouvellement pour estimer sa vulnérabilité. Des marqueurs génétiques de type microsatellites sont utilisés pour caractériser et différencier génétiquement chaque individu et déterminer leur paternité et leur descendance.

Au cours de cette étude, 18 adultes et 8 juvéniles ont été échantillonnés. L’ensemble des 14 marqueurs microsatellites utilisés se sont révélés trop peu polymorphes pour permettre une analyse de parenté robuste. Deux femelles ont été observées pleines en 2006, et trois portées ont été échantillonnées laissant penser que l’échantillonnage des femelles s’étant reproduites n’a pas été complet.

Ce programme c’est déroulé sur 2006-2007 en partenariat avec la Direction à l’Environnement de la Polynésie française. Cette étude préliminaire donne à présent lieu à de nouveaux projets qui se mettent en place avec notamment le démarrage d’une étude sur le requin marteau sur Rangiroa, la poursuite des travaux sur le requin citron sur Moorea, de nouveaux travaux sur le requin pointe noire et enfin l’extension à une étude plus large dans le Pacifique. Ces travaux s’intègrent dans un partenariat avec l’Agence des Aires Marines Protégées et le CRISP qui vont soutenir de nouvelles actions.