Photo du mois

Septembre 2017
Le lagon menacé par les activités terrestres
projet : INTEGRE | photographe | Lauric Thiault | Moorea, Polynésie française

Vue de la baie d’Opunohu, avant et après de fortes pluies/ View from Oponohu Bay before and after heavy rains. Crédit : Lauric Thiault.

FRANÇAIS | La photo du mois de Septembre présente la baie d’Opunohu - Moorea, avant et après de fortes pluies. Cette image a été prise dans le cadre d’une étude menée par les chercheurs du CRIOBE qui ont pour la première fois décrit précisément les sédiments et cartographié les taux de sédimentation de la baie.

L’effort d’échantillonnage a pris un an et demi et a permis l’identification de plusieurs polluants, incluant des métaux lourds et des pesticides. A partir des données collectées, une analyse granulométrique a ensuite été effectuée pour décrire les sédiments présents dans l’ensemble de la baie. Les paramètres physico-chimiques comme la salinité ou les courants ont également été enregistrés.

Les résultats de l’étude mettent en évidence les effluents de la rivière d’Opunohu comme source majeure des apports terrigènes dans la baie. Cependant l’impact de la rivière plus modeste de Urufara ne peut être ignoré, surtout en ce qui concerne l’apport en métaux lourds.

Les activités terrestres ont un impact direct sur l’environnement marin à travers les rivières. Alors que ces apports terrigènes sont, en règle générale, confinés à l’intérieur de la baie, des conditions météorologiques exceptionnelles telles que les événements de pluies intenses du mois de Janvier 2017 peuvent engendrer une propagation des effluents de ces rivières au-delà de leurs limites normales, jusque dans l’Océan.

Rapport complet disponible à la bibliothèque du CRIOBE :
Taiarui M., Liao V., Planes S., 2017. Caractérisation et suivi des dépôts terrigène de la baie de Opunohu (Moorea). Rapport final – Avril 2017. Rapport CRIOBE pour INTEGRE. RA 249. 44 p. + 2 annexes.

ENGLISH | What happens on land matters to the sea. September’s Photo of the Month presents Opunohu Bay, Moorea, before and after a heavy rain event. This sequence was taken as part of a recent study conducted by CRIOBE’s researchers who - for the first time – accurately described the sediments and mapped sedimentation rates for Opunohu Bay.

The sampling effort spanned a year and a half and identified several pollutants, including heavy metals and pesticides. Using the data collected, a granulometric analysis was also performed to describe the sediments across the entire Bay. Physico-chemical parameters such as the salinity and currents were also measured.

Results from the study point to Opuhonu River as the most dominant source of terrestrial deposits for the Bay. However, the impacts of the smaller Urufara River cannot be ignored, particularly with respect to heavy metals.

Land-based activities directly impact the marine environment, via the effluent of the river. While these terrigenous deposits are typically confined to the Bay, certain conditions such as heavy rain events, can cause the effluent of the river to spread beyond their normal confines into the sea.


Juillet 2017
Recouvrement corallien record à Moorea !
photographe | Yannick Chancerelle | Moorea, Polynésie française

FRANÇAIS | Située sur la côte Nord Ouest de Moorea, la zone de Tiahura est suivie par les scientifiques depuis les années 70. L’équipe du Service d’Observation CORAIL(SO CORAIL) du CRIOBE y réalise des suivis réguliers du recouvrement en corail vivant entre autres variables écologiques. Récemment affecté par une invasion d’étoile mer Acanthaster planci (2007 – 2010) et un cyclone (Oli février 2010), le récif corallien de la pente externe de cette zone présentait, avant ces perturbations, une forte diversité en genres et un recouvrement proche des 50% (2006). En raison des ces perturbations ce recouvrement n’était plus que de 2% en 2010. Mais avec une vitesse inattendue et sans précédent dans l’histoire des suivis du SO CORAIL, la couverture corallienne a très rapidement remonté, pour arriver aujourd’hui à un taux record proche des 70% (valeur moyenne sur 3 réplicats), Petit bémol dans ce constat positif : la dominance très marquée des coraux du genre Pocillopora, qui représentent 79% de la totalité du recouvrement actuel (contre 33% en 2006).

Taux de recouvrements coralliens mesurés depuis 2010, après le cyclone Oli qui avait touché les côtes nord et ouest de Moorea (et donc la zone de Tiahura).

2010: 2%
2011: 6%
2012: 5%
2013: 6%
2014: 26%
2015: 42%
2016: 51%
2017: 66%

ENGLISH | Coral cover recovers at record rates in Moorea ! Located on the North West coast of Moorea, French Polynesia, the Tiahura area has been monitored by scientists since the 1970s. Here, the CRIOBE Coral Observation Service (SO CORAIL) team regularly monitors coral recovery, among other ecological variables. The coral reefs in the upper slope of Tiahura were impacted heavily by cyclone Oli (2010) and by an invasion of the Acanthaster planci sea star (2007-2010). Prior to these disturbances, the coral reefs were highly diverse and were relatively dense, with a coverage of 50% (2006). In 2010, the SO CORAIL team surveyed these reefs post-disturbance, and found that reefs had only recovered by 2%. However, recent monitoring has yielded some very encouraging results. Coral cover is now measured at nearly 70% (mean value over 3 replicates) and the data indicates that coral in the genus Pocillopora are now dominating the area - representing 79% of the upper slope (compared with 33% in 2006).

Rate of coral recovery measured since 2010, following cyclone Oli, which affected the north and west coasts of Moorea (and therefore the Tiahura zone).

2010: 2%
2011: 6%
2012: 5%
2013: 6%
2014: 26%
2015: 42%
2016: 51%
2017: 66%


Mai - Juin 2017
La Hōkūleʻa à Tahiti
photographe | Cécile Berthe | Tahiti, Polynésie française


La photo du mois a été prise par Cécile Berthe à Tahiti lors de la journée d’accueil de la pirogue Hōkūleʻa après trois années de navigation autour du monde.

FRANÇAIS | Vendredi 14 avril la pirogue traditionnelle Hōkūleʻa a fait une escale à Tahiti. Partie pour 3 ans de circumnavigation, utilisant les techniques traditionnelles polynésiennes de navigation (sans instrument, avec l’observation des éléments –houles, étoiles, vents, etc.), Hōkūleʻa, s’est réunie avec sa soeur Hikianalia, pour l’une de leur dernières escales avant de compléter leur périple jusqu’à Hawaii en juin 2017. Le Mālama Honua Worldwide Voyage, le dernier mené par la Polynesian Voyaging Society a commencé en 2013, avec une navigation autour de Hawaii, et de 2014 à 2015 les pirogues ont visité 24 îles and six pays à travers toute la Polynésie avec une mission : 'Faire progresser le mouvement global vers un monde plus équitable'. Un fois complété, le voyage aura couvert 47 000 miles nautiques avec 85 escales dans 26 pays différents.

Le CRIOBE-IRCP a fait partie intégrante de cette journée de festivité, où grâce au soutien de notre partenaire InterContinental Tahiti Resort & Spa, nous avons présenté un stand intitulé « A la découverte du Corail » au village de l’environnement organisé pour l’occasion. L’objectif était d’en apprendre plus sur cet organisme exceptionnel, capable de construire des récifs visibles depuis l’espace, de pondre des millions d’œufs en une nuit et de protéger un demi-milliard d’êtres humains grâce à ses barrières récifales. Nous avons présenté les menaces qui pèsent aujourd’hui sur lui et les solutions que la science tente d’apporter pour lutter contre la disparition des écosystèmes coralliens, vitaux pour l’ensemble de la planète.

Les visiteurs du stand étaient particulièrement intéressés par un programme récemment lancé par l’IRCP, appelé Un Œil sur le Corail ». Aujourd’hui il est indispensable de pouvoir collecter des données sur de grandes échelles spatiales. Ce programme mobilise les citoyens de toute la Polynésie française au travers d’un réseau d’observations pour appréhender de manière fiable et représentative la réponse des récifs coralliens de l’ensemble du territoire polynésien face aux perturbations (naturelles ou anthropiques).

ENGLISH | On April 14, the traditional canoe Hōkūle'a made a stopover in Tahiti. As part of a 3-year circumnavigation of the globe, using the traditional Polynesian navigation techniques  (observation of swells, stars and winds), Hōkūle'a, reunited with her sister Hikianalia, for one of their last stopovers before completing their journey in Hawaii at the end of June 2017. The Mālama Honua Worldwide Voyage, the latest expedition for the Polynesian Voyaging Society, began in 2013 around Hawaii, and from 2014 to 2015 the canoes visited 24 islands and six countries throughout Polynesia with a mission to 'grow the global movement toward a more sustainable world'. Once completed, the expedition will have covered 47,000 nautical miles with 85 stops in 26 different countries.

CRIOBE-IRCP was an integral part of the day of festivities, where, thanks to the support of our partner InterContinental Tahiti Resort & Spa, we presented a stand entitled "Discovering the Coral" in the environmental village organized for the event. The goal of the stand was to show the public how amazing corals are; an organism that is capable of building reefs visible from space; an organism that lays millions of eggs overnight and provides coastal protection for half a billion human around the globe. We spoke about the threats facing today's coral reefs and shared the solutions that science is providing to try to ensure the long-term persistence of coral reefs.

Visitors to the booth were particularly interested in a new program launched by the IRCP called ‘An Eye on the Coral’. Today, more than ever, we need reliable data at large spatial scales to help inform good management decisions. ‘An Eye on the Coral’ mobilises the public to help collect this information for coral reefs throughout French Polynesia, and in particular, provides a means for the public to report any changes in their marine environment such as coral bleaching, Crown of Thorns outbreaks, etc.


Mars-Avril 2017
17 ans des données sur le recrutement corallien autour de l’île de Moorea en Polynésie française.
photographe | Mathieu Reynaud | Moorea, Polynésie française

FRANÇAIS | Depuis 2000, le CRIOBE-IRCP collecte des données sur le recrutement corallien autour de l’île de Moorea en Polynésie française. La photo du mois de mars 2017 a été prise par Matthieu Reynaud sur le site de Haapiti, un des sites surveillé dans le cadre du programme de suivi des récifs corallien sur le long-terme du Service d’Observation CORAIL (SO CORAIL). Des plaques de substrats artificiels sont laissées 3 mois sur site puis récupérées pour être analysées en laboratoire. La photo montre deux plongeurs IRCP récupérant les plaques. Les chercheurs identifient les recrues coralliennes et les classent en trois familles (Acroporidae, Pocilloporidae and Poritidae). Les recrues qui ne peuvent être assignées à l’une des trois catégories sont classées dans « autre famille » et les recrues trop endommagées pour être identifiées sont classées dans « cassées »

Pendant 14 ans (2000-2014) en parallèle de l’étude du recrutement corallien, un suivi a également été mis en place sur les coraux juvéniles (sexuellement immatures) et les coraux adultes (d’une taille supérieure à 5cm).

Les premiers résultats mettent en évidence une forte saisonnalité et une variabilité qualitative et quantitative du recrutement en fonction de la localisation et de la profondeur.

Le suivi du recrutement corallien fait partie des programmes de suivi du Service d’Observation CORAIL, un service scientifique CNRS INSU, géré par le CRIOBE et ayant pour objectif l’acquisition conjointe de chroniques physiques, physicochimiques et biologiques sur les écosystèmes coralliens. Certains programmes comme le Polynesia Mana, sont en place depuis 25 ans et permettent aujourd’hui une visibilité sur les fluctuations temporelles en action dans les récifs coralliens. Aujourd’hui le SO CORAIL représente une ressource exceptionnelle pour les chercheurs du CRIOBE et tous nos collaborateurs à travers le monde. Notre espoir est que, en partenariat avec d’autres, cette base de données et les outils développés grâce à elle aident à faire avancer à la science dans le domaine de l’écologie des récifs coralliens, en particulier leur évolution à travers le temps.

ENGLISH | Since 2000, the CRIOBE/IRCP have been collecting data on coral recruitment around the island of Moorea, French Polynesia. March-April 2017’s ‘Photo of the Month’ was taken by Matthieu Reynaud at Haapiti, one of the regular monitoring sites surveyed through the SO CORAIL long-term coral reef monitoring program on the Island of Moorea, French Polynesia. In the photo, IRCP divers are gathering data on coral recruits, by observing settlement plates that were fixed to the coral reef for 3 months and then removed for analysis in the laboratory. In this photo, we see the divers in the process of collecting these plates. Researchers identify coral recruits and assign them to one of three families (Acroporidae, Pocilloporidae and Poritidae). Recruits that cannot be assigned any of these families are classified as "other family" and those that are too damaged to identify are placed a category called "broken" family.

In addition to recruits, monitoring efforts also target coral adults (larger than 5cm) and juveniles (sexually immature).

Results show a strong seasonal influence on recruitment and both qualitative and quantitative links between the recruits and the sites and at various depths.

The monitoring activities are encompassed within the activities of the CNRS INSU Service d’Observation (SO CORAIL), a multi-faceted scientific monitoring program established by the Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE) more than 40 years ago to detect the temporal fluctuations on the coral reefs of French Polynesia. Today, the SO CORAIL database is an incredible resource for researchers at the CRIOBE, and for our collaborators around the world. It is our hope that in partnership with others, this database and the tools developed in association with this resource, will help to advance the field of coral reef ecology, specifically with respect to how reefs change through time.


Janvier 2017
Restauration récifale : augmenter les chances de réussite!
photographe | Antoine Puisay | Moorea, Polynésie française

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FRANÇAIS | Du fait du changement climatique et des activités humaines, les récifs coralliens sont en déclin à l’échelle globale. Les mesures de restaurations doivent donc prendre en compte les paramètres environnementaux actuels mais aussi futurs pour être durables. Cette année, le phénomène climatique El Niño 2016 a causé le troisième plus grand événement de blanchissement jamais enregistré, néanmoins certains coraux ont résisté à cette variation critique des paramètres environnementaux. De ce fait, la sélection des individus les plus résistants pourrait améliorer les chances de restaurer de manière plus pérenne les habitats dégradés. De plus, la reproduction sexuée permet d’augmenter mais aussi de conserver une diversité génétique nécessaire afin de faire face aux changements climatiques. Ainsi, des coraux reproduits de façon contrôlée comme ce jeune Acropora cytherea de 10 mois pourrait dès lors représenter de nouveaux espoirs pour les récifs coralliens du XXIème siècle.

ENGLISH | Increasing the success of coral restoration. Climate change and human activities are driving the decline of coral reef ecosystems at a global scale. Thus, restoration strategies have to take into account actual and future environmental parameters in order to be sustainable. The 2016 El Niño climatic phenomenon have caused the third largest mass coral bleaching event on record. Still, some corals appeared more resistant to this critical variation of environmental parameters. Thus, the selection of the most resistant corals for restoration purposes could improve the efficiency and sustainably of restoration action in degraded areas. Furthermore, sexual reproduction allows the conservation and the improvement of genetic diversity that is needed to face climate changes. Corals reared from controlled conditions like this 10 month old Acropora would thus represent new hope for coral reefs of the XXIst century.


Novembre 2016
Méduse avec un poisson
photographe | Vetea Liao | Tahiti, Polynésie française

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FRANÇAIS | On pourrait penser que cette méduse se précipite dans les profondeurs pour déguster son festin fraîchement capturé. Il n’en est rien ! Si c’était un repas, la carangue se trouverait dans les tentacules de la méduse et non sous son ombrelle. C’est ici bien le poisson qui semble tirer profit de cette situation. Ce phénomène observé déjà à plusieurs reprises à Tahiti et ailleurs dans le monde semble concerner toujours les mêmes espèces de méduse et de carangues.

ENGLISH | One might think that this jellyfish is rushing into the depths to taste its freshly caught feast. But this is not the case! If this fish were a meal, the trevally would be in the tentacles of the jellyfish and not under its umbrella. Actually, it is the fish that seems to be taking advantage of this situation. This phenomenon has already been observed several times in Tahiti and elsewhere in the world and thus far, always occurs with the same species of jellyfish and trevallies.


Octobre 2016
Tara Pacific est arrivée à Moorea
photographe | Yann Chavance, Fondation Tara Expéditions | Moorea, Polynésie française

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FRANÇAIS | Après quatre mois en mer, l’expédition TARA Pacific est finalement arrivée à Moorea en Polynésie française le 4 octobre. Attendue par une réception organisée par le CRIOBE et la fondation Tara, soutenue par le GIE Tahiti Tourisme, Tara a été reçu avec le traditionnel accueil polynésien toujours très chaleureux : couronnes de fleurs, danses traditionnelles et dégustations d’eau de coco étaient au programme.

Serge Planes, directeur du CRIOBE et directeur scientifique de l’expédition, ainsi que d’autres chercheurs et membres du CRIOBE, ont réuni plusieurs membres du gouvernement polynésien, de l’Etat français, des industries, institutions scientifiques et associations locales et des écoles pour leur présenter la mission TARA Pacific, parler des impacts des changements climatiques sur les récifs coralliens et sur les communautés du Pacifique. Et pour parler du rôle que la science peut jouer pour limiter ces impacts sur les communautés insulaires. Le Ministre de la Santé et de la Recherche (DR. Patrick Howell) et le Secrétaire Général du Haut-Commissariat (M. Marc Tschiggfrey) ont chacun pris la parole pour saluer l’arrivée de la goélette à Tahiti et célébrer l’importance de la mission non seulement pour la communauté scientifique mais également pour les peuples du Pacifique sud.

Un des temps forts de la journée fut l’accueil des scolaires. Les élèves ont été invités à monter à bord de TARA pour découvrir ou redécouvrir le corail et ses fragilités face au changement climatique, ainsi que le rôle de la science dans l’amélioration des mesures de gestion et de protection des récifs coralliens, édification vitales aux populations du Pacifique, car sources de nourriture, de protection mais également base de leur culture et de leur société. Les enfants ont eu la chance de visiter le bateau en entier, d’échanger avec les marins et les scientifiques à bords et, pour un moment, vivre la vie d’un scientifique en biologie marine embarqué dans cette expérience unique!
ENGLISH | After 4 months at sea, TARA Pacific finally arrived in Moorea, French Polynesia on 4 October. Greeted by a reception organised by the CRIOBE and the Tara Foundation, and supported by GIE Tahiti Tourisme, TARA was welcomed in typical warm Polynesian fashion – with flower leis, traditional dance performances and fresh coconuts.

Serge Planes, Director of CRIOBE and scientific Director for the expedition, and other researchers and staff from the CRIOBE, brought together members of French Polynesia’s government, industry representatives, community members and school children to present the mission of the TARA, to speak about the impacts of climate change on coral reefs and communities in the Pacific, and to talk about the role of science in helping to mitigate the impacts of climate change on island communities. Le Minister of Health and Research (DR. Patrick Howell) and the Secretary General of the High Commission (M. Marc Tschiggfrey) each took the stage, where they spoke on behalf of the government of French Polynesia to welcome the Tara to Tahiti and to celebrate this important scientific mission for not only science, but for the people of the Pacific.

One of the most memorable moments of the day was when Tahiti’s school children were invited to climb aboard the TARA. Here, children learned about coral reefs and their fragility in the face of climate change, as well as the role of science in helping to improve management efforts to protect these vital resources for the people who rely upon them for food, for their livelihoods and for the persistence of their culture. The children were thrilled to be able to spend time on the boat, to engage with Tara’s scientists and crew and to, for a moment, live the life of a marine scientist on the mission of a lifetime.


Septembre 2016
Sphyraena barracuda
photographe | Pierpaolo Brena| Opunohu Bay, Moorea, Polynésie française

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FRANÇAIS | Sphyraena barracuda
Les activités de nourrissage artificiel de requins (shark feeding en anglais) connaissent un essor mondial depuis plusieurs années. Ces activités visent à augmenter la probabilité d’observer des espèces emblématiques naturellement furtives et sont censées contribuer à la sensibilisation environnementale du public. Or depuis quelques années, les scientifiques commencent à prendre la mesure de l’impact de ces pratiques sur le comportement, la physiologie et l’écologie générale des requins, mais également des espèces qui leur sont écologiquement reliées.
Par exemple, la concentration artificielle de requins à un endroit donné peut avoir des conséquences sur la répartition de leurs proies naturelles. De même, le stimulus alimentaire utilisé pour appâter les requins peut également attirer d’autres espèces prédatrices.

Ce grand barracuda a été photographié au large de Moorea, sur le site de nourrissage artificiel de requin d’Opunohu. D’un tempérament assez placide, l’animal de près de 2 mètres est resté plusieurs jours sur place, se laissant approcher des plongeurs. Cette familiarité à l’homme n’est pas toujours gage de cohabitation pacifique. En effet, un impact récent de flèche est visible à l’arrière de l’oeil de cet individu. Cela est d’autant plus intriguant que les grands individus de cette espèce sont réputés pour être ciguatoxiques et par conséquent impropres à la consommation humaine.

ENGLISH | Sphyraena barracuda
Artificial shark provisioning activities (commonly referred to as shark feeding) have been expanding worldwide in the recent years. These activities aim to increase the probability for divers to observe naturally elusive species and putatively contribute to raise environmental awareness among the public. However, scientists now have evidence that shark feeding activities can have an impact on the physiology, ecology and behavior not only of the targeted sharks, but also of other species that are related to them.

For instance, artificially aggregating sharks at a specific locations can have cascading effects on the spatial distribution of their natural preys. Similarly, the alimentary stimulus that is used to bait sharks can also attract other predatory species. This great barracuda was encountered off Moorea, at the Opunohu shark feeding site. This 2-meter long placid individual stayed two days on site and showed no wariness to divers. This familiarity to humans is no guarantee of a peaceful cohabitation as you can spot a recent speargun mark behind his eye. This is all the more puzzling as large individual from this species are known to be toxic and therefore not suitable for human consumption.

REVIEW: Shark and ray provisioning: functional insights into behavioral, ecological and physiological responses across multiple scales


Juillet 2016
Gilded triggerfish
photographe | Gilles Siu| Hawaii, États-Unis

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FRANÇAIS | Xanthichthys auromarginatus, baliste à bordures dorées, Gilded triggerfish. Généralement relativement profond à Tahiti (40-60m) mais présent dès 10-15m à Big Island où la photo a été prise.

ENGLISH | The Gilded triggerfish, Xanthichthys auromarginatus, is a triggerfish with golden edges. In Tahiti, we find this species at fairly deep depths (40-60m) but on the Big Island of Hawaii, where this photo was taken, we can find them as shallow as 10-15m.


Mai 2016
Blanchissement des coraux: 2016
photographe | Yannick Chancerelle| Moorea, Polynésie Française

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FRANÇAIS | Depuis la mi-mars 2016 les colonies coralliennes des récifs de Moorea ont commencé à blanchir comme s'y attendait la communauté scientifique en cette période de fort El Niño et de températures anormalement élevées. Les derniers relevés réalisés tout autour de Moorea fin avril 2016 ont cependant montré que le phénomène s'était amplifié notamment sur la partie haute de la pente externe au dessus de 10 m de profondeur. Paradoxalement les recouvrements en corail vivant des pentes externes de Moorea atteignent cette année des valeurs de recouvrement records encore jamais enregistrées dans les suivis de l'île qui ont commencé à la fin des années 1980. Les semaines à venir où la température de l'eau devrait baisser à l'approche de l'hiver austral, permettrons de voir comment les coraux ont resisté à ce phénomène.

ENGLISH | In mid-March, Moorea's coral colonies began to whiten as they began to suffer the effects of the current El Niño and unusually high temperatures. Shortly thereafter, CRIOBE's scientists were on-site to conduct detailed surveys of this devastating event. Data from surveys conducted around Moorea during late April showed that bleaching was particularly intense on the upper part of the outer slope of the reef, above 10 m depth. Surprisingly, researchers also discovered that this year, recovery for corals on the outer slope of Moorea's reefs, was unusually high. In fact, recovery data collected this year were the highest ever recorded in Moorea, at sites CRIOBE has monitored for more than 30 years. In the coming weeks, when water temperatures are predicted to dramatically fall in line with the start of southern hemisphere's summer, CRIOBE's scientists will once again head out to the reefs to conduct further studies, this time looking at how coral colonies respond to rapid changes in temperature.


Avril 2016
Corail: Acropora
photographe | Lauric Thiault| Moorea, Polynésie Française

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FRANÇAIS | Les coraux du genre Acropora sont d’importants constructeurs de récifs et fournissent l’habitat principal de centaines d’espèces de poissons, invertébrés et autres animaux. Malheureusement, ces coraux sont également permis les plus vulnérables au changements de leur environnement. Les eaux chaudes associées au phénomène El Niño en cours ont conduit à l’un des plus grands événement de blanchissement corallien jamais enregistré, menaçant les communautés coralliennes de l’ensemble du Pacifique. L’ampleur et les conséquences de ce blanchissement à Moorea et en Polynésie française sont encore peu connues à ce jour, mais les suivis réalisés par le CRIOBE permettront d’apporter certaines réponses.

ENGLISH | Acropora corals are some of the most important reef building corals, and provide important habitat for thousands of species of fish, invertebrates and other animals worldwide. Sadly, these corals are also some of the most vulnerable to change. The warm waters associated with the current El Niño event has led to one of the largest coral bleaching events ever recorded and is devastating coral reef communities throughout the Pacific. The extent of this bleaching in Moorea and throughout French Polynesia is still unknown, but CRIOBE's scientists are working tirelessly to find out.


Février/Mars 2016
Danseuse Espagnole
photographe | Maggy Nugues | Wadi lahami, Égypte

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FRANÇAIS | Danseuse espagnole, Hexabranchus sanguineus (25 cm), nageant en pleine eau la nuit. Le nom de ce superbe nudibranche rappelle le mouvement de la robe des danseuses de flamenco espagnoles qu’imite son manteau désenroulé lorsqu’il nage. Sa coloration varie du rouge vif à un blanc moucheté. Nous avons toujours observé les plus beaux individus en Mer Rouge.

ENGLISH | Spanish dancer, Hexabranchus sanguineus (25 cm), in swimming action. This is one of the greatest delights while diving at night. The name of Spanish dancer comes from its red body coloration and its ability to swim by gracefully undulating its white mantle margins. This species shows many color variations, but individuals from the Red Sea are among the most attractive.