Le Mystère Mérou

13 Février 2016

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23 Novembre 2015

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Le Mystère Mérou, primé au Festival du Film d’Aventure de la Rochelle

Le film de Gil Kebaïli, tourné lors d’un programme scientifique GOMBESSA II issu d’une collaboration entre le CRIOBE (représenté par Johann Mourier) et Laurent Ballesta dans la passe sud de Fakarava (Polynésie française) a remporté le Grand prix du 12e festival d'aventure de la Rochelle.

Ce projet avait pour objectif d’étudier et de filmer un rassemblement d’environ 17 000 mérous qui se rassemblent chaque année à la pleine lune de Juin et Juillet pour se reproduire dans la passe sud de l’atoll de Fakarava. Pendant quarante jours, l’équipe a étudié le comportement des mérous s’agrégeant petit à petit en entrée de passe. Ceux-ci montrent des comportements sociaux agressifs afin de défendre leur territoire pendant près d’un mois en attendant la pleine lune, date à laquelle ils vont se reproduire en masse en effectuant de nombreuses parades d’accouplements en groupe. Au-delà de la reproduction des mérous, l’équipe s’est aussi intéressé à l’importance de ces proies potentiels pour les nombreux prédateurs présents dans la passe et notamment une agrégation de plus de 700 requins gris qui profitent de la présence de cette abondance inhabituelle de proies pour se nourrir. Ainsi, pour la première fois, l’équipe a suivi et filmé des scènes nocturnes spectaculaires de prédation des requins sur les mérous et autres poissons de la passe. Des comptages précis de mérous et de requins ont permis de caractériser la structure proie-prédateur de cette passe et ainsi de mieux comprendre comment fonctionnent les interactions trophiques au sein des récifs coralliens en bonne santé. Une cartographie 3D précise de la passe a aussi été réalisée. L’utilisation de caméras de haute technologie comme la Phantom filmant à près de 2000 images/seconde a permis de réaliser des images de grande qualité et d’effectuer des ralentis extraordinaires permettant de décortiquer le comportement animal.

Cette expédition a aussi été l’occasion pour Laurent Ballesta de tester un nouveau protocole de plongée lui permettant de passer 24h à 20 mètres de profondeur, un record qui lui a aussi permis de se fondre au milieu de cet écosystème durant un cycle nycthéméral complet.

Article de Presse :

France TV - La 1ère | 23 Novembre 2015
Sud Ouest | 23 Novembre 2015