Nouvel Article: 24 Août 2016 (Jacquet et al)

http://www.criobe.pf/wp-content/uploads/2017/09/Moritz_WEB_Sept2017v2-655x270.jpg

Nature Communications, Collections parle à nouveau de notre article publié en Août 2016.

Avancées sur la stabilité des écosystèmes complexes.
24 Août 2016 | Contact: CHARLOTTE MORITZ | Nature Communications

FRANÇAIS (Résume) | Cette étude consistant à compiler et analyser les données issues de 116 réseaux trophiques terrestres, marins et d’eau douce a permis de vérifier les funestes prédictions du modèle de Robert May développé dans les années soixante-dix et prédisant que les écosystèmes complexes ne devraient pas exister du fait de leur trop grande sensibilité aux perturbations. Pour chacun des 116 réseaux qui peuvent être assimilés à autant d’écosystèmes différents, les chercheurs ont fait varier de manière aléatoire les interactions de type prédation susceptibles de relier les espèces entre elles. Leurs investigations tendent à montrer que l'existence d'un grand nombre d'interactions faibles et la structure très organisée des réseaux écologiques sont les fondements de la stabilité des écosystèmes complexes.


Image : Réseau trophique marin de la péninsule du Yucatan (Mexique). Illustration d'un écosystème complexe. Chaque cercle représente une espèce. La couleur des cercles illustre la position de l'espèce dans la chaine alimentaire, des producteurs primaires (en vert) aux prédateurs apicaux (en rouge). Chaque ligne représente une interaction trophique entre deux espèces. Un écosystème complexe, composé d'un grand nombre d'espèces interconnectées, est théoriquement moins stable qu'un écosystème moins diversifié. (Crédit: Claire Jacquet)

RÉFÉRENCE
Jacquet, C., Moritz, C., Morissette, L., Legagneux, P., Massol, F., Archambault, P et D. Gravel. No complexity-stability relationship in empirical ecosystems Nature Communications. 24 août 2016, DOI: 10.1038/ncomms12573

CONTACT
Charlotte Moritz (Moorea, Polynésie française)


Le mystère qui entoure la stabilité des écosystèmes complexes se dissipe
CNRS | 29 Août 2016

No complexity–stability relationship in empirical ecosystems
Nature Communications, Collections

ENGLISH (Abstract) | Understanding the mechanisms responsible for stability and persistence of ecosystems is one of the greatest challenges in ecology. Robert May showed that, contrary to intuition, complex randomly built ecosystems are less likely to be stable than simpler ones. Few attempts have been tried to test May’s prediction empirically, and we still ignore what is the actual complexity–stability relationship in natural ecosystems. Here we perform a stability analysis of 116 quantitative food webs sampled worldwide. We find that classic descriptors of complexity (species richness, connectance and interaction strength) are not associated with stability in empirical food webs. Further analysis reveals that a correlation between the effects of predators on prey and those of prey on predators, combined with a high frequency of weak interactions, stabilize food web dynamics relative to the random expectation. We conclude that empirical food webs have several non-random properties contributing to the absence of a complexity–stability relationship.