Nos Missions


Février 2017
Mission | Moorea, Polynésie Française | Project: Physioshark

Mission: Project Physioshark

En 2014, une mission menée par Jodie Rummer (2015-2016 L’Oréal-UNESCO fellow for Australia-New Zealand James Cook Université/ARC, Australie) et Serge Planes (CRIOBE) a commencé à Moorea en Polynésie française. L’objectif principal de la mission est d’étudier les effets des stress naturels et anthropiques sur l’écologie et le métabolisme des requins juvéniles qui vivent dans des nurseries autour de l’île.

Moorea est une île spéciale, parce qu’il y a plusieurs endroits autour de l’île qui servent de nurseries aux jeunes requins. Les femelles requins pointe noire et citron mettent bas chaque année entre Octobre et Février et choisissent des environnements en eau peu profonde pour leurs petits, les protégeant ainsi des prédateurs marins. Ces animaux ont un cycle de vie particulier par rapport aux autres poissons, qui les rend très sensibles aux pressions naturelles ou humaines : leur fécondité est basse, leur maturité est tardive et leur gestation dure parfois jusqu’à une année complète. En plus, il y plusieurs dangers pour les bébés dans ces environnements particuliers : la température de l’eau qui peut atteindre parfois 38°C, le manque d’oxygène (hypoxie), la potentielle compétition avec d’autres animaux pour la nourriture, les pécheurs locaux qui attrapent les requins par erreur dans leur filet, et le changement du climat, qui va entraîner une hausse globale de la température des eaux de surface.

Pendant 5 mois (Octobre 2016 à Février 2017) les doctorants Ian Bouyoucos (ARC CoECRS a James Cook Université Townsville, Australie) et Ornella Weideli (EPHE, France et Save our Seas Foundation-D’Arros Research Centre, Seychelles) sont les étudiants principaux du projet Physioshark à Moorea. Ils sont accompagnés par Eva Jacquesson (étudiante en master EPHE) et Elizabeth Duncan (étudiante avec une bourse National Science Foundation EAPSI). Leur Mission : Comprendre comment les jeunes requins de Moorea peuvent faire face aux conditions stressantes de leurs nurseries. Pour atteindre ce but, ils déterminent 1) s’il y a de la compétition entre les deux espèces des requins et les différences en alimentation et en santé, 2) le stress physiologique et la consommation d’énergie chez des jeunes requins épuisés, et 3) comment ils vivent dans l’environnement thermique dynamique.

Pourquoi c’est important d’étudier les effets des stress sur les requins? Les requins jouent un rôle essentiel dans les récifs coralliens où ils participent au maintien de l’équilibre en régulant les populations de poissons récifaux. Actuellement on connait peu de choses sur les effets des stress naturels et anthropiques sur les jeunes requins à Moorea, Polynésie française. Si on parvient à comprendre la capacité des jeunes requins à faire face aux stress naturels et anthropiques, il sera plus facile d’identifier les populations qui auront besoin de protection.

Au cours des trois mois, l’équipe a déjà attrapé plus que 188 individus, réalisés plus d’une cinquantaine de mesure de l’eau (pour en connaître la température et la disponibilité en oxygène) et a ramené plusieurs requins au centre de recherche pour des études au laboratoire qui permettront d’en savoir plus sur leur capacité à faire face aux changements environnementaux.

Pour plus d’informations vous pouvez nous poursuivre sur Twitter #physioshark.

Photos dans le diaporama © Jodie Rummer et Ornella Weideli/CRIOBE



Août 2016
Mission | Japon, Nouvelle-Calédonie, Samoa, Polynésie française | La zone de ponte des anguilles

Mission de recherche Franco-Japonaise sur le bateau Hakuho Maru

Le bateau de recherche Japonais Hakuho Maru (100 m) de la JAMSTEC , a mené une campagne dans le Pacifique Sud. Cette mission, partie de Tokyo, est passée par Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Pago-Pago (Samoa Américaines) et Tahiti (Polynésie Française). A son bord, entre Pago-Pago et Tahiti (24 jours), 23 chercheurs (et étudiants) des Université de Tokyo, Nihon, Osaka, Perpignan, La Rochelle dont deux CNRS appartenant au CRIOBE.

L’objectif principal de la mission est la mise en évidence de la zone de ponte des anguilles du Pacifique Sud, encore inconnue à ce jour. Depuis 1928 et la mission autour du Monde d’un Danois (J. Schmidt), il n’y a pas eu de telle mission pour la recherche sur les anguilles dans cette zone à l’Est de 208°E, et les résultats de cette étude constitueront donc une avancée majeure dans le domaine.

Les anguilles constituent une ressource importante pour le marché asiatique. Les 3 espèces d’anguilles les plus exploitées dans le Monde (européenne, américaine et japonaise) sont actuellement classées comme en danger ou sensibles par l’IUCN. Aussi, il y a un risque de déplacement du marché de l’anguilliculture vers les Pays du Pacifique Sud. Il est donc nécessaire de connaitre le cycle de vie des 3 espèces d’anguilles présentes sur le Territoire et notamment le lieu de reproduction des adultes en mer (encore inconnu).

Durant cette mission, des prélèvements d’eau (pour étudier l’ADN-environnement) et de plancton grâce à des traits de filet à plancton ont été réalisés. Ils visent à déterminer la présence d’espèce dans la zone (ADN-environnemental), et à identifier et dénombrer la présence de larve d’anguilliforme (filet à plancton). Les autres fractions planctoniques restantes (crustacés, mollusques, larves de poissons, etc.) ont été récoltées pour étudier le réseau trophique dans lequel ces larves d’anguilles évoluent (qui mange qui).

Des résultats préliminaires
Parmi des milliers de larves d’anguilliformes (leptocéphales d’autres espèces), 4 pré-leptocéphales d’anguilles ont été collectées. Ces très jeunes stades, d’une taille inférieure à 7 mm, ont très certainement moins d’une semaine. Compte tenu de la taille et de l’importance de ces échantillons, les équipes japonaises préfèrent attendre le retour au Japon pour une caractérisation plus poussée. Bien qu’il soit encore prématuré pour tirer des conclusions, la collecte de ces échantillons au Nord des Marquises pourrait constituer une avancée considérable dans la détermination de la zone de ponte des anguilles de Polynésie.

Même si ces travaux semblent très fondamentaux, il ne faut pas oublier que ces résultats serviront pour les administrations locales afin de prendre des mesures de gestion et de protection de la ressource en anguille.

Pour plus d’informations vous pouvez visiter le blog de Dr. Eel

Photos dans le diaporama © Fabien Morat/CRIOBE, CEFREM, G. Simon (CEFREM).

hs-recherche-8-couvertureHors-Série Recherche UPVD | Novembre 2016 | Expédition océanographique: 2 laboratoires de l'UPVD dans le Pacifique Sud



Août 2016
Mission | Marquises | RETROMAR - Nuku Hiva

Mission RETROMAR : Transferts de matière organique et fonctionnement des réseaux trophiques des écosystèmes côtiers des îles Marquises

Thèse de Pauline Fey, doctorante à l’Université de la Nouvelle-Calédonie

La Mission RETROMAR s'est déroulée sur l’île de Nuku Hiva, aux Marquises mi-août 2016. Yves Letourneur, professeur à l’Université de Nouvelle-Calédonie et chef de mission, René Galzin, directeur d’étude EPHE-CRIOBE, Pauline Fey, étudiante en thèse UNC, Mayalen Zubia, maître de conférences à l’Université de la Polynésie Française, accompagnés de quatre appuis techniques, avaient pour objectifs principaux de collecter, sur différents sites, les sources de matière organique principales (macro-algues, matière en suspension, détritus végétaux, sédiment) et les consommateurs probables de ces sources (zooplancton, mollusques, crustacés et des poissons de différentes tailles et régimes alimentaires) afin de reconstituer les réseaux trophiques côtiers des sites sélectionnés et ainsi de mieux comprendre le fonctionnement de l’écosystème corallien atypique des Marquises.

Différentes méthodes de prélèvements ont été utilisées : des chasses sous-marines et des prélèvements auprès des pêcheurs locaux pour les poissons, des plongées en bouteille pour prélever les invertébrés, le sédiment et les algues, des traits de filet à plancton pour le zooplancton et des prélèvements d’eau avec une bouteille niskin.

Environ 300 poissons (représentant 65 espèces), une centaine d’invertébrés (entre 20 et 30 espèces), une vingtaine d’espèces d’algues et 114 litres d’eau ont été collectés durant la mission et sont en cours d’analyse.

Pour en savoir plus, contact: Rene Galzin

Article le 24 Août 2016, La Dépêche des Îsles

Photos dans le diaporama © IRCP.



Juillet 2016
Mission | Guadeloupe, Caraïbes | Ecologie des macroalgues

Projet: Limitation en fer chez les algues benthiques et disparité globale de la résilience des récifs coralliens (IRON)

Depuis juillet 2016, une équipe du CRIOBE (Joost den Haan, Francesca Sahit et Pauliina Saarman), en collaboration avec Claude Bouchon de l’UMR BOREA-DYNECAR réalise une mission en Guadeloupe dans le cadre du projet IRON coordonné par Maggy Nugues. Depuis ces quatre dernières décennies, les récifs coralliens des Caraïbes ont connu un déclin rapide du recouvrement en coraux et une prolifération d’algues benthiques. Par contre, les récifs coralliens du Pacifique apparaissent plus résilients, avec une meilleure capacité de récupération du corail après perturbation et une faible abondance d’algues. Le projet propose de tester l’hypothèse que l’apport éolien de fer depuis le Sahara qui s’est aggravé durant les mêmes décennies permettrait la prolifération des algues benthiques sur les sites anthropisés des Caraïbes.

Contrairement à l'azote et au phosphore, l'apport de fer est susceptible de varier considérablement à une échelle régionale. Le transport éolien de poussières désertiques constitue une source majeure de fer à la surface des oceans. De la fin des années 60 jusqu’au début des années 80, la sécheresse a causé une augmentation massive (x10) de poussière atmosphérique au dessus de l’Afrique du Nord. Aujourd’hui, ce sont des centaines de milliers de tonnes de poussière qui, chaque année, quittent le désert saharien pour traverser l’océan atlantique et atteindre les Caraïbes.

L’équipe se focalise sur plusieurs sites formant un gradient anthropique en Guadeloupe. Elle échantillonne la colonne d’eau (1 mètre au dessus du fond marin) et l’eau interstitielle des sédiments pour évaluer les réservois en fer et conduit des expériences d’addition de fer en laboratoire et en milieu naturel sur plusieurs espèces de macroalgues. En octobre, elle se rendra à Moorea pour collecter des données sur les récifs coralliens du Pacifique.

Photos dans le diaporama © Joost den Haan/CRIOBE.



Juillet 2016
Mission | Moorea, Polynésie Française | Comportement des poissons

Comportement des poissons et aires marines protégés

Durant tout le mois de Juillet 2016, une équipe du CRIOBE (Joachim Claudet, Lauric Thiault et Nao Nakamura), en collaboration avec un groupe de recherche australien du UWA Oceans Institute (Tim Langlois, Jordan Gotze, Ellen D’Cruz, Brooke Gibbons et Julia Haberstroh), a réalisé une mission à Moorea afin de récolter les données dans le cadre du projet DOV-Moorea MPAs. Ce projet vise à collecter des informations sur l’abondance, la biomasse et pour la première fois le comportement des poissons des récifs de Moorea. Pour cela, plus de 130 sites situés autour de l’île ont été étudiés à l’aide de la technologie DOV (Diver-Operated Video), qui permet de mesurer un grand nombre de paramètres (espèce, taille, distance d’approche minimale) sur une grande surface et en peu de temps. Ce projet apportera des données détaillées sur :

1) l’effet de différents facteurs (espèce, âge des individus, taille du groupe, habitat, statut d’exploitation et régime alimentaire) sur le comportement des poissons
2) l’état des ressources lagonaires à Moorea
3) l’efficacité des aires marines protégées de Moorea

Ces informations essentielles visent notamment à être utilisées dans le cadre du processus de révision du Plan de Gestion de l’Espace Maritime (PGEM), en cours depuis cette année.

Photos dans le diaporama © Lauric Thiault /CRIOBE.



Mars 2016
Mission | Moorea, Polynésie Française | Projet: NECTAR

Projet: Nutrient Cycling and Functioning of Coral Reefs (NECTAR)

Au cours du mois de Mars 2016, une mission menée par Valériano Parravicini, Nao Nakamura, Christine Sidobre et Fabien Morat a été réalisée à Moorea en Polynésie Française afin de capturer des poissons nécessaires à la bonne réalisation du projet NECTAR. Ce projet cherche à quantifier, pour la première fois, la contribution des poissons de récifs au recyclage des nutriments (azote et phosphore) en Polynésie. In fine, ce projet apportera des informations indispensables sur un rôle clé, mais encore trop méconnu, des poissons dans le fonctionnement des récifs, et une évaluation de l’impact des perturbations majeures sur cette fonction écologique. Au cours de cette mission, 743 poissons appartenant à 81 espèces de poissons ont été collectés et disséqués afin de mieux connaitre les chaines alimentaires, l’âge et la croissance des poissons dans ces milieux encore méconnus ; mais surtout d’évaluer le rôle des poissons dans le recyclage des nutriments.

Photos dans le diaporama © Fabien Morat /CRIOBE.



20-22 Octobre 2015
Mission | Samoa | Education & Learning

Atelier de Formation - Apia, Samoa - Taxonomie, Biologie et Ecologie des Coraux et des Poissons

l'USP, le Communauté du Pacifique, New Caledonia (SPC), le Department Environmental de Wallis et Futuna (STE) et le Institut des Récifs Coralliens du Pacifique (IRCP), a organiser un atelier sur la taxonomie des coraux et des poissons. Ce cours a été financé par le Fond Pacifique (Fonds Pacifique).

Pour en savoir plus, visit IRCP- Formation - Samoa .

Photos dans le diaporama © Gilles Siu /CRIOBE.