Les récifs coralliens face aux changements environnementaux



Titre du projet : Les récifs coralliens face aux changements environnementaux : approches cellulaires, biochimiques et moléculaires de la réponse des symbioses à Zooxanthelles (corail, bénitier).

Porteur du projet : Dr V. Berteaux-Lecellier, CRIOBE, Moorea, Polynésie française

Participants principaux:

Lieu : Moorea

Durée : 3 ans(2011-2013)


Les symbioses dinoflagellés-invertébrés jouent un rôle clé dans le maintien de l’écosystème marin. La plus connue est l’association symbiotique des coraux constructeurs de récifs avec une algue de la famille des dinoflagellés (genre Symbiodinium), appelée zooxanthelle. Une telle association existe aussi chez les anémones, chez les bénitiers etc. Les hôtes trouvent l’énergie nécessaire à leur croissance grâce à l’activité photosynthétique de leurs algues symbiotiques. Mais cette association mutualiste est extrêmement fragile et, parmi les différents stress issus du changement global, l’augmentation de la température de l’eau est l’un des facteurs prédominants qui affectent les récifs coralliens et se traduit par des évènements de blanchissement des coraux (perte de leurs algues symbiotiques) voire même, selon l’intensité du stress thermique, de blanchissement des bénitiers. Si la situation perdure, on observe une disparition massive des coraux.

Il devient donc essentiel de comprendre les mécanismes biologiques associés aux facultés de réponse (mort, adaptation, défense, résilience) des organismes soumis à ces différents stress. Dans cette perspective, ce projet s’articule avec des approches variées et complémentaires alliant l’écologie, la biologie moléculaire et la biochimie sur deux organismes modèles des récifs présentant une sensibilité différente aux changements globaux (température): les coraux constructeurs de récifs, et les bénitiers, mollusques filtreurs pouvant bioaccumuler des contaminants. L’analyse de la diversité génétique, du niveau d’expression de voies métaboliques et de la composition biochimique de ces organismes en réponse aux conditions environnementales permettra d’identifier les capacités de réponse de chacun, d’appréhender les effets cellulaires de la pression de sélection environnementale et de déterminer des contextes génétiques favorables ou défavorables à leur viabilité en fonction des prévisions d’évolution du climat. L’objectif premier de ce projet, d’ordre fondamental, est donc de préciser la réponse cellulaire face aux changements globaux, d’étudier l’importance de la diversité génétique et les mécanismes impliqués dans l’adaptation à ces changements. Dans un second temps, les données ainsi acquises pourront contribuer au développement des stratégies de gestions de ce patrimoine de la Polynésie française.


Financements : Contrat de Projets Etat – Polynésie française 2008-2013, volet recherche, 2d appel. Délégation à la Recherche, Polynésie française. ANR
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Collaborations :

  • Société Espace bleu, Bora-Bora, Polynésie française : Dr D. Schneider
  • Société Tahiti Eco Clam Polynésie française : Dr B. Tchepidjian
  • Service de la pêche, Tahiti, Polynésie française : Dr G. Moissenet

Collaborations internationales :