Gouvernance et résilience

Projet: Gouvernance hybride et résilience

Coordinateur:
Tamatoa Bambridge

Période: 2017-2020

Résume
Les littoraux tropicaux fournissent des services écosystémiques vitaux aux communautés, mais sont soumis à des perturbations multiples croissantes modifiant l’état écologique des écosystèmes qui peuvent grandement altérer leur fonctionnement, productivité et les services qui en découlent. Certaines communautés insulaires du Pacifique, en particulier polynésiennes, présentent de plus hauts niveaux de résilience socio-écologique que leurs homologues des Caraïbes. Ces sociétés océaniennes, caractérisées par une gouvernance hybride de la gestion de leurs récifs, semblent être en mesure de limiter l'impact des perturbations écologiques à des niveaux gérables et améliorent la capacité de régénération des écosystèmes. Cette gouvernance hybride pose toutefois problème. Comment les normes globales, étatiques, civiles et autochtones interagissent-elles dans différents registres ? Dans quelle mesure l’existence d’un pluralisme normatif et cognitif dans la gouvernance affecte-t-elle les capacités d’adaptation des acteurs et la résilience des récifs ?

Pour aborder ces questions, nous avons choisi deux cas d'étude où la résilience socio-écologique est exemplaire mais où la gouvernance, bien qu’hybride, doit être mieux comprise en ce qui concerne ses effets sur l’adaptation sociale et la résilience des récifs. Nous y développerons des modèles pour quantifier et intégrer les caractéristiques écologiques et sociales de l'adaptation aux changements environnementaux, socioéconomiques et politiques. Ils seront mis en relation avec des modèles qualitatifs de représentation, des discours et des pratiques des modes de gouvernance hybride afin de déterminer leur impact sur l'adaptation socio-écologique.

Mots clés :
gouvernance hybride, récifs coralliens, résilience socio-écologique, capacité d'adaptation.

Source de Financement: Fondation de France