Tortue

Projet: Mieux comprendre les populations de tortues vertes, Chelonia mydas, de Polynésie Française par des approches génétiques (TORTUE)

Coordinateur(s):
Serge Planes
Emilie Boissin
Doctorant : Violaine Dolfo

Période: 2019-2022

Zone d’Étude: Polynésie Française

Contexte :  La tortue verte (Chelonia mydas) est une espèce apparue il y a environ 35 millions d’années, avec une distribution mondiale dans les eaux tropicales et subtropicales. Classée en danger sur la liste rouge de l’UICN, elle est menacée notamment par le braconnage, la pollution, et la destruction de ses habitats.

Les tortues vertes peuvent effectuer de longues migrations entre leur site d’alimentation et leur site de reproduction parfois distants de plus de mille kilomètres. Les femelles sont connues pour revenir pondre sur leur plage de naissance (phénomène de « natal homing »), tandis que les mâles reviennent aussi régulièrement sur des zones de reproduction situées près des plages de ponte (phénomène de « philopatrie »). Ce comportement reproducteur génère une divergence génétique importante entre les populations au niveau mondial.

La Polynésie Française a été identifiée comme une zone de forte diversité génétique pour la tortue verte. Ce territoire est d’autant plus important en terme de conservation car il abrite un potentiel refuge glaciaire passé et un refuge prédit en condition chaude. De plus, la tortue verte est en Polynésie la seule espèce de tortue marine connue pour venir pondre chaque année sur le territoire. Ceci en fait une espèce protégée dans le Code de l’Environnement au titre d’espèce présentant un intérêt particulier (catégorie B). Cependant, l’implémentation efficace de mesures de protection est rendue difficile par le peu d’information disponibles sur les populations présentes sur le territoire. Le but de ce projet est de contribuer à combler ce manque d’information. Ainsi, il se focalise sur l’étude de :

  • la structure et la connectivité des populations de C. mydas en Polynésie Française
  • la vulnérabilité génétique de ces populations et des lignées mitochondriales présentes,
  • les dynamiques de reproduction de l’espèce sur le territoire.

L’analyse de différents marqueurs génétiques complémentaires (fragments de l’ADN mitochondrial, mitogénome, microsatellites) permettra d’apporter des réponses en termes de fonctionnement des populations et de proposer des perspectives de gestions.

Collaborateurs: DIREN de Polynésie

Source de Financement: DIREN de Polynésie